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L’incentive et le challenge
23 février, 2015, 14 h 36 min
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C’est quelque chose qui m’excède toujours, lorsque certains m’exposent leur point de vue sur le challenge commercial. Pour eux, une telle campagne vise uniquement à intensifier le chiffre. Et il mène certes, quand il est convenablement planifié, à une progression signifiante du CA. Toutefois ce n’est que l’un des profits qu’il fournit. D’autres sont à mon sens aussi primordiaux.
Le challenge commercial permet entre autres choses de booster son équipe. Les collaborateurs ont presque toujours le désir d’être reconnus, et le challenge commercial est une forme de reconnaissance quant à leur investissement. Le cadeau vaut autant pour sa valeur économique que pour sa signification.
Le challenge commercial excite aussi le goût du challenge. Les vendeurs ont tendance à se défier les uns les autres et à confronter leurs succès. Le challenge leur fournit en ce sens un cadre dans lequel ils peuvent mettre en avant cette prédisposition. Et les meilleurs engagent les autres à se dépasser à leur tour. C’est par là même une bonne méthode pour hisser ses équipes vers le haut.
Pourtant le retour sur investissement le plus durable de la campagne est au final dans la dynamique qu’il met en place. L’opération est un prétexte pour inciter les équipes à tout donner. Et cette ténacité nouvelle ne s’interrompt pas à l’issue de l’opération: elle peut perdurer pendant des mois.
Trois causes contribuent à la démotivation des salariés d’un groupe: le manque de reconnaissance, le revenu considéré faible, et le mal-être au boulot. Le challenge commercial permet finalement de soigner ce triple combo frontalement.
Cependant, pour atteindre son but, un challenge se doit d’observer quelques règles de base. Et je suis toujours ébahi de découvrir qu’elles ne sont pas toujours suivies. Premier point, il faut opter pour des cadeaux qui incitent les salariés à s’engager. Environ 50 % du budget de l’opération devrait en théorie y être affecté. Après, il faut offrir les récompenses à 30 % de la population touchée. Dans l’autre cas, c’est le désappointement qui domine. Et bien évidemment, l’objectif doit être possible à atteindre. Quand on prend en compte ces éléments, le challenge commercial peut avoir le potentiel de toucher son objectif. Mais si le challenge est instauré à la va-vite, cela peut également donner lieu à un résultat contraire à celui qu’on escomptait. Pour en savoir plus allez sur le site spécialiste de cette agence : http://www.agenceincentive.com

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Quand les Grecs déconnent
23 février, 2015, 14 h 33 min
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Une première proposition a été rejetée par Athènes, qui l’a jugée « absurde » et « inacceptable » lundi dès le début de l’Eurogroupe à Bruxelles. « En ces circonstances, il ne pourrait y avoir d’accord » dans la soirée, avec ses partenaires de la zone euro, a indiqué une source gouvernementale grecque. Cette source a précisé que la proposition consistait à demander à Athènes d’appliquer les conditions actuelles de son plan de sauvetage. « L’insistance de certaines personnes à demander au nouveau gouvernement grec de mettre en oeuvre le plan de sauvetage est absurde et inacceptable, et en ces circonstances il ne peut y avoir d’accord ce soir », a indiqué cette source. Les dix-neuf ministres des Finances de la zone euro étaient réunis à Bruxelles pour essayer de trouver un compromis alors que la Grèce arrive le 28 février au terme du plan de sauvetage de l’UE et ne veut pas accepter de prolongation de celui-ci. Le nouveau gouvernement de gauche radicale issu des élections du 25 janvier demande en effet à ses partenaires de lui accorder du temps pour mettre en place son propre plan de réformes, et de conclure avec la Grèce en attendant un accord-relais lui permettant de rester financée. « Mener à bien le plan de sauvetage ne faisait pas partie des propositions du sommet » des chefs d’État et de gouvernement jeudi dernier à Bruxelles. « Ceux qui l’ont remis sur la table perdent leur temps », a fait savoir cette source. À ces propos, l’euro qui évoluait autour de l’équilibre pendant pratiquement toute la séance européenne est reparti brutalement à la baisse. Vers 17 h 25 GMT, il est tombé à 1,1356 dollar alors qu’il évoluait auparavant autour de 1,1400 dollar.

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Peut-on sauver l’Ukraine ?
23 février, 2015, 14 h 32 min
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Le fragile accord signé à Minsk le jeudi 12 février au matin entre Mme Merkel, François Hollande, Vladimir Poutine et le président ukrainien M. Poroshenko est aujourd’hui clairement en crise. Les regards se focalisent sur la question du cessez-le-feu. C’est une question importante, mais qui pourrait masquer d’autres problèmes, encore plus grave. Ainsi, le gouvernement de Kiev a indiqué qu’il n’entendait pas appliquer la « fédéralisation » du pays à laquelle il s’est pourtant engagé. Enfin, il est possible que des troubles politiques affectent les forces de Kiev, voire qu’un coup d’Etat venant de la fraction la plus extrémiste, se produise d’ici les premières semaines. Le cessez-le-feu doit avoir lieu le dimanche 15 février à 0h00. Pour l’instant les combats continuent. Cela est dû à la volonté de chaque partie de « grignoter » sur la ligne de front, mais aussi à l’élimination progressive des unités de Kiev qui sont encerclées dans la « poche » de Debalstevo. Le principal problème tient à ce que les forces de Kiev doivent faire reculer leurs armes lourdes à partir de la ligne de front tandis que les insurgés doivent faire la même chose à partir de la ligne du 19 septembre 2014. L’idée semble d’avoir voulu donner satisfaction aux deux parties en présence et de créer une « zone tampon ». Mais, si l’on veut que cette zone tampon puisse remplir son rôle (et éviter de nouveaux bombardements ciblant les populations civiles des villes insurgées de Donetsk et Lougansk), il faudra impérativement qu’un corps d’observateur, susceptible de faire de l’interposition entre les deux adversaires soit créé. L’OSCE, qui est nommément désignée dans l’accord n’a pas les moyens de faire cela. De plus, sa légitimité pourrait être contestée. La seule solution stable serait la constitution de contingents de « Casques Bleus » des Nations Unis. Mais, une telle solution doit être acceptée par le gouvernement de Kiev et doit être validée par le Conseil de Sécurité, ce qui implique un accord des Etats-Unis. C’est ici que l’on mesure les limites de la solution Merkel-Hollande. De fait, les Etats-Unis sont aujourd’hui directement part du conflit. Ils doivent donc être associés à son règlement, ou montrer par leur attitude qu’ils ont fait le choix de la guerre. Tant qu’un cessez-le-feu stable, observé et vérifié ne sera pas en place, l’accord sera nécessairement des plus fragiles. Mais, il y a d’autres raisons de penser que cet accord pourrait bien ne jamais être appliqué. Les termes de l’accord sont très clairs : un statut de grande autonomie doit être concédé aux insurgés et, sur cette base, le gouvernement de Kiev pourra recouvrer le contrôle de la frontière entre l’Ukraine et la Russie (articles 9 et 11 de l’accord). Or, le gouvernement de Kiev a indiqué son refus d’envisager une « fédéralisation » du pays, dans le cadre d’une refonte de la Constitution, qui devrait être réalisée d’ici à la fin de 2015. De même, le Ministre de la Justice de Kiev, M. Klimkin, s’est déclaré être opposé à une amnistie générale . Or, cette amnistie est bien l’une des conditions de l’accord. Très clairement, à l’heure actuelle, le régime de Kiev n’a nullement l’intention d’appliquer les clauses politiques de l’accord. Or, on comprend bien que si ces clauses ne sont pas appliquées, la guerre reprendra inévitablement, sauf si l’on s’achemine vers une solution de type « ni paix, ni guerre », ce que l’on appelle un « conflit gelé ». Cependant, une telle solution de « conflit gelé » n’est envisageable que si des forces d’interposition prennent position entre les belligérants. On est donc ramené à la question d’un hypothétique contingent de « Casques Bleus » et de ce fait à la question de l’insertion des Etats-Unis dans le processus d’un accord. On mesure ici, à nouveau, les limites de l’option prise par Mme Merkel et M. François Hollande. A vouloir prétendre que les européens pouvaient trouver sur leurs seules forces une solution à ce conflit, ils se sont enfermés dans une situation sans issue. La position discursive adoptée qui consiste à faire retomber la « faute » de la non-application sur la Russie s’apparente à une ficelle désormais trop grossière. C’est pourtant la voie vers on s’achemine, avec le renforcement des sanctions prises par l’Union européenne

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