Un regard amusé sur l'actualité

La saveur unique du poisson-perroquet
25 juin, 2015, 15 h 54 min
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Vous êtes à la recherche de nouveaux aliments pour varier vos assiettes ? Ne cherchez plus, j’ai le poisson qu’il vous faut : le poisson-perroquet. J’ai découvert cet étonnant animal lors d’un cours de cuisine le mois dernier, et il est tout simplement parfait pour la cuisine : non seulement son rendu visuel est ravissant une fois dans l’assiette, mais sa chair, blanche et molle, exhale aussi un arôme herbacé subtil. Ce poisson semble avoir été fait pour être cuisiné ! Le poisson-perroquet est en effet l’un des plus jolis poissons de mer. Il est ainsi nommé en raison de sa tête en forme de bec et de ses couleurs vives. Il faut l’écailler avant de le vider et de le faire cuire. Sans ses écailles, il perd son aspect luisant, mais garde sa saveur unique. II est conseillé de faire griller les filets afin qu’ils soient bien saisis et assaisonnés. Les poissons-perroquets sont considérés comme des mets de choix dans les Caraïbes où ils sont servis frits, grillés ou nappés d’une délicieuse sauce au curry et à la noix de coco. Le petit poisson-perroquet bleu du Sri Lanka possède une chair blanche très délicate et passe généralement pour être le plus savoureux des poissons. Mais parce qu’il faut bien qu’il y ait un mais, l’animateur du cours de cuisine nous a appris qu’il est préférable de ne le goûter qu’une fois dans sa vie. Et ce, bien qu’il soit exquis (curieux choix de la part du chef, d’ailleurs : apprendre à cuisiner un poisson qu’on n’est pas censé recuisiner chez soi). En effet, ce poisson se nourrit d’algues qui constituent une menace pour les récifs coralliens. Certains scientifiques pensent donc qu’il faut purement et simplement le rayer des menus afin de le sauvegarder. Si vous souhaitez avoir une idée de son goût tout en respectant les récifs, vous pouvez vous rabattre sur l’un de ses cousins, comme le labre, sur un barramundi d’élevage ou du mulet. Eh oui, dans une planète où l’on est si nombreux, la moindre mode alimentaire peut mettre en péril tout un écosystème. Cela dit, rien ne vous empêche d’y goûter. Tant que vous n’en parlez pas tout autour de vous et donnez envie aux autres d’essayer, il n’y a pas de mal. Oups. Je vous laisse le lien vers le site qui propose ce cours de cuisine : http://www.tematis.com/fr/103-cours-cuisine

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Le temps des pauvres
25 juin, 2015, 15 h 52 min
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Un récent sondage, réalisé pour la circonstance par OpinionWay, nous l’apprend : 38 % des Français considèrent que remplir la déclaration de revenus est devenu un véritable “calvaire” ; la moitié des contribuables interrogés seraient même prêts à aller voir ailleurs si les cieux fiscaux ne seraient pas plus cléments. La lecture du “Cahier statistique 2014” publié par la DGFiP (Direction générale des finances publiques) donne, il est vrai, sérieusement à réfléchir. Si le nombre de foyers assujettis à l’impôt sur le revenu (IR) a progressé de 1 % en un an (37,1 millions en 2014), celui des redevables a diminué de 8 % (17,6 millions), après le cadeau fiscal en faveur des plus défavorisés décidé par Manuel Valls. Les plus aisés étant partis depuis belle lurette et les plus pauvres ne payant dorénavant plus d’impôts, c’est maintenant aux classes moyennes de payer une facture qui ne cesse de s’alourdir : + 15 % en deux ans ! Ces chiffres appellent quelques réflexions. Est-il déjà normal que seuls 47 % des foyers soient imposables ? Si cette assertion est mathématiquement vraie, elle est statistiquement inexacte, car environ 20 % des foyers payent 80 % d’un impôt très concentré. La logique voudrait que chaque foyer s’acquitte d’un impôt sur le revenu — si minime soit-il pour les plus fragiles —, afin que chacun puisse se reconnaître comme… un contribuable à l’effort de la nation. Autre réflexion, liée cette fois au montant d’IR perçu par l’État : 75,4 milliards d’euros. Ce chiffre est à mettre en perspective avec une statistique que vient de publier l’Insee. À la fin de 2014, les dépenses publiques rapportées à la richesse nationale représentaient 57,5 % du PIB, contre 55,9 % en 2011 : de moins en moins de contribuables paient donc davantage pour un État toujours plus dépensier ! Notons que la France a ravi au Danemark la tête du classement des pays de l’OCDE où les dépenses publiques sont les plus importantes. « L’art de l’imposition consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris », expliquait, cynique, Jean-Baptiste Colbert, ministre des Finances de Louis XIV. Sa phrase a traversé les siècles… sauf qu’aujourd’hui, l’oie n’a plus que la peau sur les os.

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Clandestin, tous d’accord
25 juin, 2015, 15 h 51 min
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Le phénomène sans précédent de l’immigration clandestine (274 000 entrées en 2014, en hausse de 180 % par rapport à 2013) fait tanguer l’Europe, prise entre la réalité brutale et les bons sentiments. De trop nombreux dirigeants européens avancent à la godille, souvent en fonction des vents médiatiques dominants. Quand le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, issu de la droite, propose des quotas de demandeurs d’asile aux pays membres de l’Union, la gauche idéologique applaudit, sans en voir les conséquences (la France pourrait voir doubler son quota actuel). On devine déjà le relâchement de la vigilance dans les États directement chargés des frontières extérieures de l’Europe (Grèce, Bulgarie, Italie, Espagne) et le formidable appel d’air que ce “partage” pourrait provoquer. Juncker et ses amis de la gauche bien-pensante feraient mieux de revenir à la priorité : enrayer les trafics et frapper les passeurs, expulser les irréguliers et aider les pays de départ à contrôler la situation, quitte à installer des camps chez eux, comme l’Australie le fait avec ses voisins. Hésitant entre une vraie stratégie politique et son angélisme facile, l’Europe cherche son cap. Elle vient pourtant d’envoyer un signal rassurant, le 18 mai, avec l’annonce d’un dispositif aéronaval encore jamais vu pour combattre les organisations de passeurs, en détruisant « les instruments qu’elles utilisent pour faire mourir des personnes en mer », selon les termes de Federica Mogherini, le chef de la diplomatie européenne. Placée sous les ordres d’un amiral italien à Rome, cette opération “EU Navfor Med” doit mettre des bâtiments de guerre et des avions de surveillance à la disposition de l’Union. Il faudra au préalable obtenir l’accord total des Vingt-Huit et le feu vert du Conseil de sécurité des Nations unies. Les choses vont se compliquer. Les Allemands et les Scandinaves sont toujours réticents à des opérations militaires. Le Vatican rappelle au bon sens, avec ces mots du cardinal hondurien Óscar Rodríguez Maradiaga, conseiller du pape François et poids lourd au Vatican : « On ne peut fermer toutes les portes, mais il n’est pas pensable d’ouvrir tout ce qu’on peut ouvrir. »

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