Un regard amusé sur l'actualité

Clandestin, tous d’accord
25 juin, 2015, 15 h 51 min
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Le phénomène sans précédent de l’immigration clandestine (274 000 entrées en 2014, en hausse de 180 % par rapport à 2013) fait tanguer l’Europe, prise entre la réalité brutale et les bons sentiments. De trop nombreux dirigeants européens avancent à la godille, souvent en fonction des vents médiatiques dominants. Quand le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, issu de la droite, propose des quotas de demandeurs d’asile aux pays membres de l’Union, la gauche idéologique applaudit, sans en voir les conséquences (la France pourrait voir doubler son quota actuel). On devine déjà le relâchement de la vigilance dans les États directement chargés des frontières extérieures de l’Europe (Grèce, Bulgarie, Italie, Espagne) et le formidable appel d’air que ce “partage” pourrait provoquer. Juncker et ses amis de la gauche bien-pensante feraient mieux de revenir à la priorité : enrayer les trafics et frapper les passeurs, expulser les irréguliers et aider les pays de départ à contrôler la situation, quitte à installer des camps chez eux, comme l’Australie le fait avec ses voisins. Hésitant entre une vraie stratégie politique et son angélisme facile, l’Europe cherche son cap. Elle vient pourtant d’envoyer un signal rassurant, le 18 mai, avec l’annonce d’un dispositif aéronaval encore jamais vu pour combattre les organisations de passeurs, en détruisant « les instruments qu’elles utilisent pour faire mourir des personnes en mer », selon les termes de Federica Mogherini, le chef de la diplomatie européenne. Placée sous les ordres d’un amiral italien à Rome, cette opération “EU Navfor Med” doit mettre des bâtiments de guerre et des avions de surveillance à la disposition de l’Union. Il faudra au préalable obtenir l’accord total des Vingt-Huit et le feu vert du Conseil de sécurité des Nations unies. Les choses vont se compliquer. Les Allemands et les Scandinaves sont toujours réticents à des opérations militaires. Le Vatican rappelle au bon sens, avec ces mots du cardinal hondurien Óscar Rodríguez Maradiaga, conseiller du pape François et poids lourd au Vatican : « On ne peut fermer toutes les portes, mais il n’est pas pensable d’ouvrir tout ce qu’on peut ouvrir. »

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