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STX : comment Fincantieri a décroché la timbale
24 avril, 2017, 13 h 22 min
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Le scénario était écrit d’avance. Malgré la vague menace d’un « plan B » de nationalisation de STX France, c’est bien le groupe italien Fincantieri qui va mettre la main sur les ex-Chantiers de l’Atlantique. Après des mois d’âpres négociations, marquées par plusieurs psychodrames et claquements de porte, le gouvernement français, qui dispose de la minorité de blocage dans STX France, a finalement donné son feu de vert à l’opération jeudi 6 avril. « Fincantieri propose un projet industriel ambitieux qui vise à renforcer les Chantiers sur leur cœur de métier des navires de croisière ainsi qu’à poursuivre la diversification, notamment dans les énergies marines, estime le secrétaire d’Etat à l’industrie Christophe Sirugue, cité dans le communiqué de Bercy. Ce projet comporte des engagements relatifs à la pérennité du site et de ses activités, à l’investissement, au maintien et au développement de l’emploi. »  Fincantieri avait déjà accepté de garantir l’emploi à Saint-Nazaire pendant 5 ans « à conditions économiques inchangées », de poursuivre le plan d’investissement de 100 millions d’euros sur trois ans préparé par le management de STX, mais aussi de garantir l’accès de DCNS aux capacités de production de grandes coques militaires pour d’éventuels successeurs au Charles de Gaulle et aux porte-hélicoptères Mistral. Les dernières négociations ont permis d’arracher de nouveaux engagements du groupe italien. D’abord, il ne sera pas majoritaire au capital : Fincantieri devrait être autour de 48%, l’Etat resterait à 33%, le groupe naval de défense DCNS entrerait à 12%, et une fondation privée italienne, la Fundazione CR Trieste, aurait le solde, soit 7%. L’Etat, qui voulait éviter un partenaire italien trop proche de Fincantieri (la Caisse des dépôts italienne avait un temps été évoquée), a ainsi obtenu gain de cause. Selon les termes de l’accord, Fincantieri devra ainsi rester minoritaire au moins huit ans.   Surtout, Bercy a négocié un droit de veto qui lui permet « de s’opposer à ce que l’activité des Chantiers ou de leur bureau d’études soit substantiellement réduite, que leur propriété intellectuelle ou leur savoir-faire soient transférés, que les Chantiers développent des partenariats, filiales ou acquisitions hors d’Europe, ou une stratégie contraire aux intérêts en matière de défense nationale ». En clair, l’Etat s’assure que les savoir-faire français ne seront pas transférés en Chine, une des grandes craintes des opposants à Fincantieri. Ces droits de veto sont valables vingt ans, avec un rendez-vous au bout de douze ans pour les réexaminer.  Les intérêts militaires français sont renforcés par l’entrée de DCNS au capital de l’ex-STX France. « Notre entrée au capital va permettre de préserver l’accès de DCNS aux capacités industrielles uniques en Europe des chantiers de Saint-Nazaire pour la construction de navires militaires de grande taille comme les porte-hélicoptère de type Mistral ou encore les porte-avions, garantissant ainsi la préservation des intérêts stratégiques de la France tout en renforçant notre capacité d’exportation », se félicite le PDG de DCNS Hervé Guillou.  Exit, donc, le fameux « plan B » de nationalisation des chantiers de Saint-Nazaire. Celui-ci, à bien y regarder, était de toute façon cousu de fil blanc. Certes, le prix à consentir était dérisoire : autour de 90 millions d’euros pour 66,67 % du capital, soit moins qu’un chasseur Rafale (autour de 100 millions d’euros). Mais la nationalisation temporaire supposait de trouver une autre solution industrielle que Fincantieri. Celle-ci n’a jamais vu le jour. Alstom, qui avait vendu les chantiers en 2006, était aux abonnés absents. Les armateurs MSC et Royal Carribean, deux grands clients des ex-Chantiers de l’Atlantique, étaient intéressés par un rachat, mais le projet était boiteux. « Il  n’est pas sain de faire gérer un industriel par ses clients, assure un connaisseur du dossier. Ils auraient poussé à une politique de prix bas, et handicapé le développement du groupe. »  D’autre part, il aurait été difficile d’expliquer à Rome que la France refuse un acquéreur italien, alors que MSC est italo-suisse et Royal Carribean américano-norvégien… Et si STX méritait une nationalisation totale, pourquoi ne pas l’avoir effectuée en 2006, quand Alstom bradait le groupe à 50 millions d’euros pour 75% du capital ? La solution trouvée par Fincantieri et l’Etat contente finalement tout le monde : le groupe italien va pouvoir construire les méga-paquebots grâce à la grande cale (900m) et au portique du chantier de Saint-Nazaire. STX entre dans un groupe européen solide (4,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, plus de 21 milliards de carnet de commandes), après avoir peiné à surnager dans la tempête qui a coulé sa maison-mère sud-coréenne. Quant à l’Etat, il a réussi à s’imposer, en tandem avec DCNS, comme une sorte de copilote de l’ex-STX France, avec lequel Fincantieri devra partager la barre.

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Adrénaline sur l’eau
21 avril, 2017, 18 h 08 min
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Si vous êtes à la recherche d’une activité à la fois riche en sensations et très abordable, en voici une que j’ai découverte la semaine dernière, à Cannes : une randonnée en jet ski. L’intérêt du jet ski, comme me l’a appris l’ami qui m’a poussé à tenter l’aventure, c’est que l’on peut se faire plaisir dès le début : on maîtrise la bête en trois minutes et on bénéficie immédiatement des sensations. Par contre, lorsqu’on souhaite pousser plus loin dans la technique, ça peut demander pas mal de travail. Cette activité se destine donc aussi bien aux débutants qu’aux pilotes chevronnés, et on y bénéficie d’une exceptionnelle sensation de liberté. Nous étions quatre apprentis-pilotes pour cette randonnée aquatique (mon ami étant un peu plus qu’apprenti en la matière, cependant). Après avoir enfilé nos combinaisons, nous avons rejoint nos montures : de splendides jet skis au look bien agressif. Notre moniteur nous a expliqué comment piloter. Ca n’a pas pris plus de deux minutes, parce qu’il n’y a rien là de très compliqué. En fait, il n’y a qu’une seule manette sur le guidon pour accélérer et décélérer. Et c’est comme ça que cinq minutes plus tard, nous avons enfin allumé nos machines et pris la mer. Je vous laisse imaginer les sensations : le vent sur le visage, les vagues qui se transforment en terrain de jeu mouvant, les éclaboussures qu’on se prend en pleine figure… C’est très excitant, et ce d’autant plus qu’on se sent en sécurité. A pleine vitesse, le plaisir était tel que je ne pouvais m’empêcher de sourire comme un cinglé. Il n’y a pas à dire, c’est vraiment un sport phénoménal, et ce quel que soit le niveau ! Quelques-uns ont eu plus de mal à prendre en main leur véhicule, mais dans l’ensemble, c’est avant tout une question de souplesse. Si l’on part en trombes, on a une bonne chance de finir dans l’eau. Mais on prend vite le coup, étant donné qu’il n’y a qu’une seule manette pour le pilotage. : J’ai effectué cette sortie en jet ski à Cannes, mais j’ai vu qu’on peut en faire un peu partout, même sur eau douce. Il y a donc de bonnes chances pour que vous ne deviez pas aller à l’autre bout du monde pour essayer, si l’envie vous prend ! https://www.tematis.com/jet-ski-cannes.html

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