Un regard amusé sur l'actualité

Mon rêve de voler
11 avril, 2018, 9 h 57 min
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Il y a quelques jours, j’ai assouvi un rêve de jeunesse : j’ai réalisé un vol en avion de chasse. Cela faisait trois mois déjà que j’attendais ce jour. Je peux donc vous dire que j’étais légèrement tendu en me rendant à l’aéroport ! Nous sommes arrivés vers midi avec notre pique-nique, mais je n’ai rien avalé. On m’avait conseillé de rester le ventre vide. Le conseil m’a paru d’autant plus sage que le type qui est passé avant moi a dû utiliser le petit sac… J’ai été accueilli par le pilote, un ancien de la Patrouille de France. J’ai enfilé une tenue puis suis monté ensuite à la salle de briefing. Le pilote a dévoilé notre itinéraire de vol, puis nous a montré une petite vidéo sur la sécurité, et notamment… le maniement du siège éjectable ! Il nous a aussi montré comment encaisser les G, et de lutter contre le fameux voile noir. N’ayant jamais vécu l’expérience, j’étais encore dubitatif à ce moment-là. Je pensais bêtement que les manèges à sensations m’avaient préparé à cette expérience. ^^’ Direction l’appareil, où l’on m’a installé confortablement. Si les harnais sont serrés à bloc, on y est vraiment à l’aise. Roulage, l’avion se met face à la piste. La tour donne son feu vert, et l’on peut enfin débuter le vol. Le décollage est un choc, rien à voir avec un celui d’un avion domestique. La vitesse est fulgurante, le raffut est inimaginable. Rien à signaler les minutes qui suivent. Le bruit des réacteurs n’est plus aussi présent dans le cockpit. Niveau sensations, c’est même plus inoffensif qu’un vol en Cessna ! Le pilote exécute un vol à basse altitude, ce qui offre de bonnes sensations de vitesse. Mais cela reste tout de même très tranquille. Une dizaine de minutes plus tard, on passe dans le vif du sujet, avec la phase de voltige ! Pour être honnête, je serais incapable de vous rapporter dans quel ordre les choses se sont passées. Tout allait très vite, et les figures s’enchaînaient à vitesse grand V. Ce que je peux vous assurer, en revanche, c’est que quand le pilote dit « contractez », il faut obéir ! Dès les premières figures, qui expédient un bon paquet de G, j’ai ressenti le fameux voile noir : mon champ de vision diminuait résolument. J’ai donc contracté les muscles au maximum, et le voile noir a disparu. Le pilote restait sans cesse en contact avec moi, afin de voir si j’allais bien. Il me demandait à chaque fois si j’en voulais plus. Et même si j’atteignais mes limites, je m’obstinais tout de même à dire oui. Du coup, ça s’est enchaîné : loopings, vrilles, tonneaux. Que du bonheur, mais aussi un pur moment de terreur ! Pas moins de 5G dans certaines figures ! Après 7 min de voltige, j’ai eu droit au cadeau ultime : le pilote m’a proposé de prendre les commandes ! Quand je suis ressorti de l’avion, j’étais nettement épuisé. Pas patraque, mais épuisé. Il m’a fallu deux jours pour faire disparaître les courbatures. Au final, je ne peux que vous conseiller chaudement cette expérience. Mieux vaut ne pas être facilement malade, mais les souvenirs en valent amplement la peine. C’est une journée marquant qui restera à jamais incrustée dans ma mémoire ! Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette activité de baptême en Fouga Magister.

fouga

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Le droit au logement au Nigeria
6 avril, 2018, 14 h 56 min
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L’année dernière encore, les autorités des États de Lagos, d’Imo et de Rivers ont expulsé de force des milliers de personnes sans les en aviser préalablement en bonne due forme, leur verser d’indemnisations correctes ni leur proposer une solution de relogement ou d’installation dans un autre lieu. Dans l’État de Lagos, 5 000 personnes au moins ont été expulsées de force d’Otodo- Gbame et d’Ilubirin entre mars et avril, en violation de décisions rendues précédemment par une haute cour de l’État de Lagos, qui enjoignaient aux autorités de ne pas démolir les habitations des quelque 300 000 personnes (voire davantage) vivant dans ces zones situées au bord de l’eau. La haute cour ordonnait aux autorités de conduire une consultation auprès des habitants. Le gouvernement de l’État de Lagos s’est retiré des consultations en mars, déclarant que les demandes de relogement de la population étaient déraisonnables. Lors de l’expulsion forcée intervenue à Otodo-Gbame le 9 avril, la police a tiré sur des habitants non armés et deux personnes au moins ont été touchées par des coups de feu, dont une mortellement. Cette intervention armée n’a pas donné lieu à une quelconque enquête. Le 13 juin, les autorités de l’État de Lagos ont expulsé de force des centaines de personnes de la localité d’Ijora-Badia. Le 15 juin, les autorités de l’État de Rivers ont expulsé de force des centaines de personnes du quartier d’Ayagologo, construit au bord de l’eau à Port Harcourt. Le 15 novembre, la police de Lagos a arrêté et placé en détention 158 personnes, parmi lesquelles six femmes – dont une enceinte –, qui manifestaient contre les expulsions forcées menées dans l’État. Le 2 février, une haute cour d’Abuja a jugé illégal un projet d’expulsion qui n’avait pas fait l’objet du préavis prévu par la loi. La cour a enjoint aux autorités de prendre des mesures pour garantir aux habitants concernés une sécurité d’occupation. Cette décision a empêché l’expulsion forcée, par les autorités d’Abuja, de centaines de milliers d’habitants du quartier de Mpape. Le 21 juin, une haute cour de l’État de Lagos a jugé que les expulsions forcées étaient contraires à la Constitution et constituaient un traitement cruel, inhumain ou dégradant.

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