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Le droit au logement au Nigeria
6 avril, 2018, 14 h 56 min
Classé dans : Non classé

L’année dernière encore, les autorités des États de Lagos, d’Imo et de Rivers ont expulsé de force des milliers de personnes sans les en aviser préalablement en bonne due forme, leur verser d’indemnisations correctes ni leur proposer une solution de relogement ou d’installation dans un autre lieu. Dans l’État de Lagos, 5 000 personnes au moins ont été expulsées de force d’Otodo- Gbame et d’Ilubirin entre mars et avril, en violation de décisions rendues précédemment par une haute cour de l’État de Lagos, qui enjoignaient aux autorités de ne pas démolir les habitations des quelque 300 000 personnes (voire davantage) vivant dans ces zones situées au bord de l’eau. La haute cour ordonnait aux autorités de conduire une consultation auprès des habitants. Le gouvernement de l’État de Lagos s’est retiré des consultations en mars, déclarant que les demandes de relogement de la population étaient déraisonnables. Lors de l’expulsion forcée intervenue à Otodo-Gbame le 9 avril, la police a tiré sur des habitants non armés et deux personnes au moins ont été touchées par des coups de feu, dont une mortellement. Cette intervention armée n’a pas donné lieu à une quelconque enquête. Le 13 juin, les autorités de l’État de Lagos ont expulsé de force des centaines de personnes de la localité d’Ijora-Badia. Le 15 juin, les autorités de l’État de Rivers ont expulsé de force des centaines de personnes du quartier d’Ayagologo, construit au bord de l’eau à Port Harcourt. Le 15 novembre, la police de Lagos a arrêté et placé en détention 158 personnes, parmi lesquelles six femmes – dont une enceinte –, qui manifestaient contre les expulsions forcées menées dans l’État. Le 2 février, une haute cour d’Abuja a jugé illégal un projet d’expulsion qui n’avait pas fait l’objet du préavis prévu par la loi. La cour a enjoint aux autorités de prendre des mesures pour garantir aux habitants concernés une sécurité d’occupation. Cette décision a empêché l’expulsion forcée, par les autorités d’Abuja, de centaines de milliers d’habitants du quartier de Mpape. Le 21 juin, une haute cour de l’État de Lagos a jugé que les expulsions forcées étaient contraires à la Constitution et constituaient un traitement cruel, inhumain ou dégradant.

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